La gouvernance forestière et la restauration des forêts et des paysages en contexte de conflits armés

La gouvernance forestière et la restauration des forêts et des paysages en contexte de conflits armés

Le Centre de recherche Droit et société (CRDS) de la filière des Sciences juridiques de l’Université officielle de Bukavu a organisé, en date du 02 avril 2026, un séminaire sur : « la gouvernance forestière et la restauration des forêts et des paysages en contexte de conflits armés ».

Cette activité a réuni plusieurs intervenants qui ont abordé différentes thématiques. Professeur Berty-van-hensbergen  a présenté les défis liés aux marchés de crédit carbone, Anna Wallstedt (Agence suédoise des forêts)  a partagé l’expérience suédoise en matière de gestion et de restauration forestière, Bayubasire Bikaya Innocent, (Chef de Bureau de la Conservation de la Nature à la Coordination Provinciale de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat du Sud-Kivu) a exposé la situation préoccupante de la déforestation dans la province, et Daniel Alingilya (Membre de l’équipe d’animation du projet international COMIDA) a présenté son expérience relative aux défis de la gouvernance et de la restauration des forêts au Sud-Kivu.

Ces échanges ont mis en évidence plusieurs problèmes majeurs, notamment l’accélération de la déforestation autour du parc national de Kahuzi-Biega, les impacts négatifs des conflits armés sur les activités de restauration forestière, ainsi que les difficultés liées à la mise en œuvre des mécanismes de crédits carbone dans le contexte congolais. Il est ressorti que la situation sécuritaire actuelle perturbe fortement les projets en cours et réduit la capacité des communautés locales et des peuples autochtones à participer activement aux initiatives de conservation et de restauration forestière. Il en est de même pour les organisations non gouvernementales, qui ne parviennent plus à accéder facilement au terrain.

À la fin de cette séance, plusieurs pistes d’action ont été proposées, notamment le renforcement des échanges avec les parties prenantes impliquées dans la gestion et la restauration des forêts, la poursuite de la sensibilisation des communautés locales et des communautés autochtones pygmées, qui dépendent des forêts, pour une meilleure appropriation des initiatives de restauration des forêts et des paysages, malgré le contexte de conflit.

Franklin Bombwe (Enseignant-Chercheur au CRDS), Modérateur

 

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